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essai

Added 3/3/2017

 

 

 

CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE


 

CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE N° 17

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernance participative :

le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

par

 

Hartmut Schneider

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •            Renforcer le pouvoir des populations défavorisées est un élément déterminant pour lutter efficacement contre la pauvreté.

 

  •            Une approche participative reposant sur la demande accroît l'efficience et l'efficacité.

 

  •            L'obligation de rendre des comptes est le pivot de la gouvernance participative.

 

  •            Pas de véritable gouvernance participative sans un réel développement des capacités.


 

CAHIER DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE No. 17


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernance participative :

le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

par

 

Hartmut Schneider


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES IDÉES EXPRIMÉES ET LES ARGUMENTS AVANCÉS DANS CETTE PUBLICATION

 

SONT CEUX DES AUTEURS ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CEUX DE

 

L 'OCDE   O U  D E SG O U V E R N E M E N T S         D E      S E S    P A Y S     ME M B R E S


 

 

 

 

 

 

 

© OECD 1999


 

 

 

CAHIERS DE POLITIQUE ÉCONOMIQUE

DU CENTRE DE DÉVELOPPEMENT

 

 

 

Le Centre de Développement s’efforce, dans ses activités de recherche, d’identifier et d’analyser les problèmes qui vont se poser à moyen terme, dont les implications concernent aussi bien les pays Membres de l’OCDE que les pays non membres, et d’en dégager des lignes d’action pour faciliter l’élaboration de politiques adéquates.

 

Les Cahiers de politique économique présentent sous une forme concise, facile à lire et à assimiler, les résultats des travaux de recherche du Centre. De par sa diffusion rapide, large et ciblée, cette série est destinée plus particulièrement aux responsables politiques et aux décideurs concernés par les recommandations qui y sont faites.

 

Les stratégies traditionnelles de lutte contre la pauvreté ont donné bien souvent des résultats décevants. C’est notamment le cas lorsque l’inégalité résulte d’obstacles politiques à un développement reposant sur une plus large assise. La gouvernance participative émane des avancées de l’économie politique et institutionnelle, ainsi que des expériences menées par des militants du développement social. Elle vise à renforcer les capacités des populations défavorisées à concevoir des politiques de lutte contre la pauvreté plus efficaces, ainsi qu’à assurer leur mise en œuvre de manière plus efficiente et dans la durée. Ce faisant, elle représente un véritable changement de paradigme, potentiellement capable de surmonter les obstacles politiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CENTRE DE DÉVELOPPEMENT DE L'OCDE 94 rue Chardon-Lagache

75016 Paris, France

Téléphone : (33-1) 45.24.82.00

Télécopie : (33-1) 45.24.79.43


Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

 

 

 

 

 

 

Table des matières

 

Introduction................................................................................................................................ 5

 

Définition et arguments en faveur de la gouvernance participative...................... 7

 

Enseignements de diverses expériences....................................................................... 9

 

Gouvernance participative et réduction de la pauvreté :

caractéristiques essentielles............................................................................................. 16

 

Conclusion............................................................................................................................... 29

 

Notes......................................................................................................................................... 33

 

Annexe...................................................................................................................................... 35

 

Bibliographie........................................................................................................................... 36

 

Autres titres dans la série................................................................................................... 38

 

 

 

Liste des encadrés et des tableaux

 

 

Encadré 1 : Participation et partenariat : renforcement du pouvoir

de la population rurale au Sénégal................................................................................. 17

 

Encadré 2 : Renforcement du pouvoir des pauvres

par la Loi de participation populaire en Bolivie.......................................................... 20

 

Encadré 3 : Mise en pratique de la gouvernance participative............................. 22

 

Encadré 4 : Renforcement du pouvoir des pauvres

par le biais des ONG au Bangladesh............................................................................. 24

 

Encadré 5 : Mécanismes participatifs dans la réforme agraire aux Philippines     26

 

Encadré 6 : Décentralisation et supervision collective au Brésil.......................... 28

 

Tableau 1 : Synopsis de quelques expériences de gouvernance participative

et de lutte contre la pauvreté............................................................................................ 11


 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

 

 

 

 

 

Remerciements

 

 

 

Les travaux de recherche qui ont permis de réaliser ce Cahier de politique économique ont bénéficié d’une généreuse contribution financière du gouvernement des Pays-Bas.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

Introduction

 

Les années 90 ont été marquées par un regain et une intensification de l’intérêt porté à la lutte contre la pauvreté au sein de la communauté internationale, comme en témoignent notamment l’édition 1990 du Rapport sur le développement dans le monde de la Banque mondiale, le « Sommet social » de Copenhague en1995, le document stratégique du Comité d’aide au développement de l’OCDE intitulé Façonner le XXIème siècle (1996), et plus récemment le rapport du PNUD (1998), Overcoming Human Poverty. De nombreux pays en développement ont adopté des stratégies de réduction de la pauvreté ou intégré dans le cadre de leur politique générale des objectifs allant dans ce sens1.

 

Néanmoins, les résultats mitigés des stratégies traditionnelles de lutte contre la pauvreté s’avèrent décevants. Les études réalisées par le Centre de Développement dans le cadre du programme 1996-1998 sur la bonne gestion des affaires publiques et la lutte contre la pauvreté (voir en annexe la liste des études de cas et des articles thématiques) semblent indiquer que l’absence de progrès observée sur le front de la pauvreté s’explique dans bien des cas par une sous-estimation ou une mauvaise compréhension du rôle de la gestion des affaires publiques. Se contenter de croire ou d’en appeler à la volonté gouvernementale pour réduire la pauvreté peut s’avérer à la fois irréaliste et insuffisant. Pour contribuer efficacement à la réduction de la pauvreté, la gestion des affaires publiques doit faire intervenir des acteurs extérieurs à l’État et prendre en compte, voire modifier, les incitations qui motivent le comportement des principaux acteurs. Le défi ne consiste donc pas seulement à s’attaquer simultanément à la réduction de la pauvreté et à la gestion des affaires publiques,(comme il est préconisé dans l’ouvrage du PNUD de 1998), mais également d’élaborer et de mettre en œuvre les mécanismes de gestion des affaires publiques d’une manière propre à mobiliser les dynamiques de la société en faveur d’une réduction de la pauvreté ; en d’autres termes, de rendre la gouvernance participative.

 

L’objectif de ce Cahier de politique économique est de montrer comment une approche participative de la gestion des affaires publiques constitue un maillon essentiel dans la chaîne de causalités qui doit être envisagée et prise en compte lors de l’élaboration et de la mise en œuvre de stratégies de réduction de la pauvreté. Le terme de gouvernance participative (ou GP) dérive de précédents travaux réalisés par le Centre de Développement de l’OCDE (Schneider, 1995) et le Comité d’aide au développement (CAD, 1995 et 1997) sur le thème « Développement participatif et bonne gestion des affaires publiques »2. L’une


 

 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

des principales conclusions de ces travaux est que : « Une gestion publique participative, responsable et efficace permet de mettre les activités de l’État et des citoyens au service de la réalisation des objectifs du développement social et économique durable » (CAD, 1997). Le concept de GP est donc issu d’un débat plus large surla bonne gestion des affaires publiques qui n’était pas uniquement axé sur la réduction de la pauvreté et englobait à l’origine des questions telles que les droits de l’homme et la maîtrise des dépenses militaires.

 

La complexité du problème de la pauvreté est largement reconnue, ce qui se reflète dans les approches stratégiques proposées de parts et d’autres3. La triple approche de la réduction de la pauvreté prônée par la Banque mondiale depuis le début des années 90 a reçu un certain écho. Elle repose i) sur une croissance à large assise et intensive en main-d’œuvre ; ii) sur le développement des ressources humaines, en particulier dans le domaine de la santé et de l’éducation ; et iii) sur des filets de sécurité sociale. De par sa globalité, cette approche aborde de nombreuses facettes de la pauvreté, et va notamment au-delà de l’aspect purement pécuniaire de la pauvreté en termes de revenus ou de dépenses. Cependant, sa faiblesse fondamentale réside dans le fait qu’elle néglige les forces sociales sous-jacentes qui constituent le moteur du développement favorable aux plus démunis4. La GP entreprend de remédier à cette faiblesse en mettant à l’œuvre ces forces sociales. Celles-ci constituent des acteurs nécessaires au processus, puisque la réduction de la pauvreté n’est pas uniquement une question économique d’ordre technique mais se heurte à des obstacles liés à la répartition du pouvoir politique et des ressources (les capacités des populations défavorisées) auxquels ne s’attaquent pas directement les approches traditionnellement adoptées pour lutter contre la pauvreté. En outre, l’absence d’obligation de rendre des comptes (accountability) dans les structures d’incitation les plus courantes entrave généralement la mise en œuvre efficace de stratégies par ailleurs bien conçues.

 

Une approche participative de la gestion des affaires publiques englobe des éléments tels que l’obligation de rendre des comptes, l’État de droit dans un contexte de libertés fondamentales et le partage du pouvoir. Ensemble, ces éléments peuvent permettre de surmonter ou du moins de limiter les obstacles les plus tenaces à une réduction efficace et durable de la pauvreté. Même si les faits viennent corroborer cette affirmation (voir l’étude de cas évoquée plus bas), la GP n’est pas considérée ici comme la panacée mais comme une manière d’introduire davantage la dimension politico-économique dans les débats et les pratiques liés à la réduction de la pauvreté. La GP est ainsi perçue comme un moyen de compléter et de renforcer d’autres approches de la lutte contre la pauvreté, mais non de les remplacer.


 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

Ce Cahier de politique économique expose tout d’abord les arguments en faveur de la GP (pourquoi cette approche ?), puis entreprend de déterminer comment elle peut devenir réalité dans différents contextes. La réponse apportéeà cette seconde question s’inspire largement des récents travaux réalisés, et en particulier des études de cas qui illustrent diverses expériences menées dans sept pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine. Bien qu’aucune de ces expériences n’ait été couronnée d’un succès sans partage, elles offrent un aperçu des différentes voies qui peuvent être empruntées et des difficultés qui doivent être surmontées pour lutter plus efficacement contre la pauvreté.

 

 

Définition et arguments en faveur de la gouvernance participative

 

En dépit des réserves initiales formulées par certains, qui ne voyaient dans le développement participatif qu’une nouvelle mode, cette approche s’est non seulement imposée dans la réflexion générale sur le développement et dans la rhétorique officielle, mais semble également de plus en plus fréquemment adoptéedans la pratique5. Néanmoins, de nombreuses conceptions différentes de la participation sont encore en usage6. Ces dernières années, le débat s’est déplacé vers le renforcement du pouvoir des pauvres (empowerment) et la gouvernance, ce qui suppose que la participation ne se situe pas uniquement l’échelon local mais à différents niveaux, et constitue une approche souple de la gestion publique, en partie déterminée par la demande. La participation des parties prenantes au processus décisionnel, par opposition à des formes plus passives de participation (au niveau de l’information, de la mise en œuvre ou des bénéfices) est la marque d’une gouvernance participative. De plus, la GP englobe les éléments clés d’une bonne gestion des affaires publiques qui servent au mieux la cause de la participation, à savoir l’obligation de rendre des comptes et l’État de droit. Ces éléments peuvent bien entendu en englober d’autres, tels que la lutte contre la corruption7. Quoi qu’il en soit, il n’existe pas de guide « clefs en main » pour la GP, mais seulement des éléments de base qu’il convient de développer en fonction du contexte spécifique au pays, comme l’illustrent les études de cas évoquées ci-après.

 

La définition généralement donnée de la gouvernance, à savoir « l’exercice de l’autorité et du contrôle au sein d’une société dans le cadre de la gestion de ses ressources en vue du développement social et économique », ne prend pas explicitement en compte les problèmes d’information et de relations entre différents niveaux d’administration (problèmes agent/principal et aléas de moralité). Cette définition suppose implicitement que les décideurs (administration centrale


 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

ou locale) possèdent une connaissance parfaite ou du moins suffisante des ressources existantes, des besoins, ainsi que des méthodes et des moyens à mettre en œuvre pour satisfaire ces besoins. En réalité, l’information est asymétrique, partagée de manière inégale entre les différents niveaux. Des personnes extérieures au gouvernement et à l’administration peuvent détenir des informations auxquelles ces derniers n’ont que peu ou pas accès. La GP tente de surmonter ce problème en introduisant un maximum de transparence et de partage de l’information dans un processus qui englobe toutes les parties prenantes (gouvernement, administration, bénéficiaires potentiels, c’est-à-dire les « acteurs directement concernés » et leurs organisations, voire d’autres acteurs encore) et qui conduit, chaque fois que c’est possible, à une prise de décision collective.

 

Ainsi, le premier argument en faveur de la GP est une information plus exacte et plus complète, débouchant potentiellement sur une plus grande efficacité au niveau de la prise de décision et des résultats. L’information n’est pas uniquement une question d’ordre technique, elle revêt également une dimension socio-politique. Le fait que dans un processus participatif, différents types d’informations soient détenus et fournis par différentes parties prenantes, augmente les chances de voir ces dernières s’approprier le processus décisionnel et s’impliquer dans son issue. Par conséquent, les chances de viabilité des résultats du processus s’en trouvent accrues.

 

Le deuxième argument en faveur de la GP, notamment dans le contexte de la réduction de la pauvreté, réside dans l’engagement réel du gouvernement vis-à-vis de cette réduction. Celui-ci est rendu beaucoup facile par la GP que par les processus décisionnels traditionnels de type hiérarchique (du haut vers le bas) qui sont de fait fermés à l’examen et à la participation des individus extérieurs au cercle des acteurs politiques et administratifs concernés. Un engagement réel découle de l’obligation de rendre des comptes, qui constitue l’élément central et peut-être le plus puissant d’une bonne gouvernance dans le contexte de la lutte contre la pauvreté. L’obligation de rendre des comptes revêt des dimensions politiques, administratives, juridiques et morales qui forment une trame relativement complexe s’appuyant sur des règles de transparence simples et sur la menace de sanctions en cas de non-conformité. Cette obligation permet d’écarter les problèmes d’aléas de moralité et de relations agent/principal. Sans une responsabilité de tous les acteurs vis-à-vis de toutes les parties prenantes, et sans mécanismes de sanction efficaces, tout engagement au plus haut niveau en faveur d’une réduction de la pauvreté risque d’être fortement entravé par l’inertie ou l’incohérence des actions à ce niveau ou ailleurs.


 

 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

Ainsi, lorsque les pauvres sont relativement nombreux et/ou que le reste de la population se préoccupe réellement de leur sort, les mécanismes de responsabilisation mis en place dans le cadre d’une GP auront tendance à favoriser un engagement réel du gouvernement vis-à-vis de la lutte contre la pauvreté. L’obligation de rendre des comptes est un puissant levier en présence duquel il devrait être impossible de pouvoir accuser le manque de volonté politique en cas de persistance de la pauvreté. Néanmoins, pour être totalement opérationnel, ce levier doit être intégré à un ensemble de mécanismes institutionnels fonctionnant au sein d’un environnement socio-économique propice à la réduction de la pauvreté.

 

Il n’existe pas de lignes directrices universellement applicables à de tels mécanismes, mais il est de plus en plus largement reconnu que ces mécanismes ne peuvent être élaborés et fonctionner correctement qu’en présence d’un État plus efficace et « plus proche du peuple »8.

 

 

Enseignements de diverses expériences

 

La gouvernance participative dans le contexte de la lutte contre la pauvreté n’est pas simplement une nouvelle façon de désigner la démocratie, avec ses règles formelles de représentation populaire du type « une personne, une voix ». Bien qu’un tel système puisse être utile à maints niveaux, la persistance de la pauvreté dans des pays démocratiques de tous les continents (avec des exemples aussi divers que l’Inde, le Sénégal ou le Brésil) montre bien qu’à lui seul, il est loin de suffire pour combattre ce fléau. Du point de vue de la gouvernance participative, l’élément fondamental de la lutte contre la pauvreté consiste à identifier et à suivre la façon dont les populations défavorisées peuvent contribuer à s’extraire par elles-mêmes de la pauvreté, et à leur en donner les moyens. Dans bien des cas, cela supposera de renforcer le pouvoir des populations défavorisées.

 

Le tableau 1 présente de manière synthétique les éléments de ce renforcement du pouvoir des pauvres, qui peuvent découler des dispositions institutionnelles et de l’orientation politique (première colonne) ou de l’engagement de la société civile (deuxième colonne). Les expériences varient considérablement d’un pays à l’autre. Au niveau officiel, elles vont de l’approche extrêmement formelle et globale adoptée par la Bolivie en 1994 avec sa Loi sur la participation populaire, aux mesures très limitées appliquées par le Bangladesh sous la forme de la participation d’un quota de femmes au sein des collectivités locales. Au niveau de la société civile, c’est au Brésil que le mouvement en faveur


 

 

 

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Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté

 

 

du renforcement du pouvoir des populations défavorisées semble avoir été le plus fort, bien qu’il puisse être observé sous des formes diverses dans tous les autres pays. La conclusion extrêmement positive qui ressort dans tous les pays étudiés est qu’il existe partout une forme ou une autre de coopération, voire de partenariat, entre l’État et la société civile en matière de lutte contre la pauvreté. Le défi pour l’avenir consistera à consolider ces partenariats, qui sont essentiels pour le renforcement des capacités des populations défavorisées et de leurs institutions, ainsi que pour la mise en confiance des parties prenantes. Ces deux éléments, les capacités et la confiance, sont indispensables pour surmonter les obstacles qui barrent toujours la route à une réduction plus rapide et plus généralisée de la pauvreté.

 

La partie droite du tableau 1 recense les nombreux obstacles à la GP identifiés dans les études de cas. La Malaisie, dont la pauvreté a été réduite de manière impressionnante, semble avoir surmonté la plupart de ces obstacles, mais reste confrontée à d’importantes difficultés dans le domaine de l’extrême pauvreté. Dans l’ensemble, les résultats en termes d’atténuation de la pauvreté demeurent modestes et n’ont pour l’heure été quantifiés que de manière extrêmement rudimentaire. Cependant, aucun verdict définitif ne doit être prononcé à l’égard d’une approche relativement récente qui n’a pour l’instant été appliquée que de manière très limitée. Quoi qu’il en soit, le processus de réduction de la pauvreté par le biais de la GP ne doit pas être perçu comme une solution simple et directe. Dans la majorité des cas, il s’agit d’un processus opposant des parties inégales, processus dont la progression peut être chaotique et parfois douloureuse.

 

Les exemples et l’analyse présentés dans les pages qui suivent devraient contribuer à une prise de conscience des opportunités qu’offre cette approche, tout en soulignant ses limites. En outre, l’analyse vise à fournir des orientations pour des politiques appliquant le principe de la GP de manière plus systématique dans des situations où cette dernière peut être considérée comme le « chaînon manquant » des stratégies de lutte contre la pauvreté.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tableau 1 : Synopsis de quelques expériences en matière de gouvernance participative et de lutte contre la pau

 

Dispositions institutionnelles et orientation Engagement de la société civile Indications des résultats / impact bO politique

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 1


 

Bangladesh (Sobhan)

 

Au niveau des autorités locales, 3 des 12 sièges du conseil sont réservés aux femmes.

 

 

 

 

 

 

 

Bolivie (Gonzalez)

 

Loi de participation populaire en 1994 ; création d’un Secrétariat national de la participation populaire ; décentralisation des ressources et du pouvoir décisionnel aux municipalités pour les infrastructures locales, l’éducation et la santé ; promotion de la représentation féminine.


 

Forte participation des ONG nationales à l’atténuation de la pauvreté dans les régions rurales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Comités de vigilance » mis sur pied avec des représentants des communautés locales pour veiller à l’application de la loi, à la transparence et à l’obligation de rendre des comptes.


 

Impact des ONG sur le micro-crédit,        ·

 

l’éducation parascolaire et sanitaire,

 

avec renforcement modéré du pouvoir      ·

 

des populations défavorisées ;

 

associations d’ONG ayant une certaine

 

influence politique en faveur des             ·

 

pauvres. Impact faible sur les autorités

 

publiques, à l’exception du LGEB b.       ·

 

 

 

 

Participation accrue des collectivités        ·

 

rurales au processus de développement.

 


 

lien entre les éli l’administration méthode de gou hiérarchisée inc les populations les agents de l’É compte de leurs manque d’ambi engagement et d en matière de ré pauvreté ; décla

 

faiblesses instit coordination manque de capa nouvellement cr


 

 

Gouvernance participative : le chaînon manquant dans


Notes:a) D’après les travaux réalisés au Centre de Développement de l’OCDE dans le cadre du programme « Bonne gestion des affaires publiques et lutte contre la p b) Le Local Government Engineering Bureau (Bureau d’étude des administrations locales) a été signalé comme étant un exemple positif relativement exceptio


 

la lutte contre la pauvreté


 

l’efficacité et de la transparence de l’utilisation des ressources dans la lutte contre la pauvreté ; « la décentralisation du pouvoir décisionnel assortie d’une surveillance collective semble avoir tranché le nœud gordien » ; les comités de fonctionnaires ont été d’une importance stratégique.

 

ii) amélioration de la rationalité, de

Dispositions institutionnelles et orientation Engagement de la société civile Indications des résultats / impact bO politique

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Brésil(Carvalho)

 

Création en 1993-95 du Conseil national de la sécurité alimentaire (CONSEA) auquel participent des représentants de la société civile à l’échelon national et local ; fondation de « Solidarité collective » (SC) en 1995 par le Président Cardoso.

 

Distribution alimentaire d’urgence en zone de sécheresse ; remise sur pied du programme de cantines scolaires ; distribution de lait aux mères et aux enfants ; réactivation de la distribution de terres à 100 000 familles.

 

SC vise la coordination au sein des administrations, la décentralisation, la participation et le partenariat avec la société civile et expérimente de nouvelles formes de collaboration public/privé, par ex. au niveau de la formation des jeunes des milieux défavorisés ou de la suppression des obstacles juridiques ou administratifs à une action sociale efficace.


 

 

Le « Mouvement pour l’éthique en

Un mouvement de masse a conduit à la

 

politique » a donné naissance à

formation de comités dans les

 

« L’action citoyenne contre la faim et la

entreprises publiques et privées, les

 

pauvreté » (AC) qui a mené campagne

quartiers, les écoles, les paroisses, les

 

pour un engagement réel du

clubs, les groupements professionnels,

 

gouvernement et a participé à des

etc. ; ils fonctionnent selon les

 

programmes d’action en faveur des

principes suivants :

 

pauvres ; la société civile a contribué à

 

solidarité

 

définir, mettre en œuvre et surveiller les

 

autonomie

 

mesures de lutte contre la pauvreté ;

 

partenariat

 

création d’Actions citoyennes à

  •    responsabilité vis-à-vis de la
 

l’échelon municipal ; stimulation des

 

collectivité

 

initiatives avec l’aide des médias ; en

Principaux impacts : i) renouveau de la

 

1993, création du Comité des

solidarité au sein de la société, prise de

 

entreprises publiques contre la faim

conscience de la nécessité de combattre

 

(COEP), qui encourage les salariés à

l’extrême pauvreté au niveau de la

 

 

adhérer aux « Comités de citoyenneté » sociétédans son ensemble ;

 

(2 000 comités pour la seule Banco do Brasil) et à s’engager bénévolement. En 1996/97, SC était présente dans 1 111 villes (2 millions de foyers) frappées de plein fouet par la pauvreté ; « SC est une étape importante sur la voie d’une gestion plus efficace et plus démocratique des affaires publiques ».


 

manque de ress ressources effec pour lutter cont pas été à la haut déclarations » faiblesse des ro lenteur de la mi mesures opposition des et des bureaucra opposition des h pratiquant le cli portée limitéed pour avoir un im l’échelle nation programmes de par la nécessité problème profo la pauvreté, qui moyens que le g est disposé à y c


Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté


Dispositions institutionnelles et orientation Engagement de la société civile Indications des résultats / impact Obst politique

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 3


 

Malaisie (Chamhuri)

 

La Nouvelle politique économique (NPE) mise en œuvre de 1971 à 1990 reconnaît explicitement le problème socio-économique fondamental posé par la pauvreté ; processus interactifs bidimensionnels (de haut en bas et de bas en haut).

 

Identification de divers groupes cibles au sein des populations défavorisées ; à partir de 1981, accent mis sur la grande misère, avec un train de mesures spécial (DPHP) à partir de 1991 ; développement des zones reculées des États et des districts les plus pauvres (à partir de 1996).

 

  • création d’emplois

 

  • modernisation de la vie rurale

 

  • réduction des inégalités de revenus

 

  • développement de l’éducation et de la formation

 

  • promotion du secteur agricole et industriel

 

  • augmentation de l’accès des Malais à la propriété et au contrôle des richesses dans le secteur moderne.


 

Le Comité de développement et de sécurité des villages (JKKK) participe à l’identification, la planification et la mise en œuvre par le biais du Comité

 

de développement des districts (DDC). Le JKKK est le porte-parole des communautés villageoises pour la détermination et la mise en œuvre des projets ainsi que pour l’identification des populations victimes de la pauvreté et de la grande misère concernées par le train de mesures DPHP.

 

Les ONG et les Fondations régionales pour l’éradication de la pauvreté sont impliquées dans des programmes de lutte contre la pauvreté, notamment AIM, une ONG spécialisée dans le micro-crédit, qui participe au DPHP à différents niveaux. Depuis 1995, une division du ministère du Développement rural encourage et coordonne l’aide des entreprises et la participation du secteur privé aux programmes de développement rural et de réduction de la pauvreté (« adoption de villages », formation professionnelle des populations défavorisées, création de centres de ressources, agriculture contractuelle, etc.)


 

Renforcement du Bureau des réclamations publiques (PCB) afin d’améliorer la réactivité aux problèmes rencontrés par le public dans ses relations avec les organismes publics. Désignation d’agents de liaison du PCB à tous les niveaux (jusqu’aux districts) pour améliorer la transparence et la responsabilité du secteur public et sensibiliser le public au rôle du PCB.

Mise sur pied de programmes de formation dans les organismes publics afin d’inculquer des valeurs positives et une éthique du travailetd’améliorer ainsi l’efficacité du service public. Création d’un Système d’inspection destiné à assurer une meilleure coordination et à corriger les problèmes entravant les prestations au niveau des procédures bureaucratiques.

 

Lancement en 1983 de la « Politique intégrée » en vue d’une coopération plus étroite entre les secteurs public et privé concernant tous les objectifs nationaux, y compris la réduction de la pauvreté. Depuis 1956, des efforts particuliers sont déployés pour favoriser l’accession des pauvres à la propriété foncière sous l’égide de l’Autorité fédérale de la promotion foncière (FELDA). En 1990, 119 300 familles de colons avaient bénéficié du programme de la FELDA, atteignant des revenus généralement supérieurs au seuil de pauvreté.

 

L’amélioration de l’accès à l’éducation à tous les niveaux a permis de réduire la pauvreté et les disparités entre les groupes régionaux et ethniques ; le taux de pauvreté global est passé de 49.3 % en 1970 à

9.6 %.en 1995.

 


 

 

 

 

 


 

 

eloignement géo beaucoup des pop défavorisées hétérogénéités de gravement défavo manque de prise spécificités fémin programmes de r pauvreté


 

 

 

Gouvernance participative : le chaînon manquant dans la lutte contre la pauvreté


 

Dispositions institutionnelles et orientation Engagement de la société civile politique


Indications des résultats / impact
                            bO

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1 4


 

Philippines (Martinez)

 

Programme de réforme agraire globale (CARP) lancé en 1988 ; mise en œuvre par les Collectivités de réforme agraire (ARC) selon une approche participative légalement instituée.

 

« Renforcement du pouvoir du peuple » par le biais du « Calendrier de réformes sociales » ; mécanismes participatifs pour les Bénéficiaires de la réforme agraire (ARB) au niveau na

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Recrutement d'élèves Matelot (Garçons) dans les régions de Sfax et Zarzis

Added 10/11/2015

الجمهـوريـة التـونسيـة
وزارة الـدفـاع الوطنـي

إعلان إنتداب تلامذة رقباء (ذكور) لفائدة جيش البحر

للعمل بجهتي صفاقس وجرجيس

 

شروط الإنتداب

تكوين الملف

- أن يكون المترشح تونسي الجنسية، أعزب وعمره ما بين 18 و 23 سنة بتاريخ 30 سبتمبر 2016، أو 24 سنة في نفس التاريخ بالنسبة لمن أدى أو هو بصدد أداء واجب الخدمة الوطنية.

- لا يقل طول القامة عن 1.67 م

- المستوى التعليمي: السنة الثانية ثانوي منهاة على الأقل في سنة المناظرة.

- متحصلا على معدل يساوي أو يفوق 10 من 20 في مادة التربية البدنية.

- أن يكون صالحا للخدمة العسكرية (إجتياز الفحص الطبي والنفساني بنجاح).

- إجتياز الإختبار الرياضي بنجاح.

- إمضاء عقد تطوع في صفوف الجيش الوطني يغطي إضافة إلى مدة التكوين سبع سنوات عمل فعلي.

 

- مطلب ترشح بإسم السيد وزير الدفاع الوطني.

- نسخة مطابقة للأصل من الشهادة المدرسية أو شهادة حضور.(*)

- نسخة مطابقة للأصل من بطاقة الأعداد السنوية(*).

- نسختان (02) من بطاقة التعريف الوطنية.

- مضمونا (02) ولادة أصليان لم يمض عليهما 03 أشهر.

- بطاقة عدد 03 أصلية لسنة المناظرة.(*)

- أربعة (04) صور شمسية.

- نسخة مطابقة للأصل من شهادة حسن السيرة لمن أدى واجب الخدمة الوطنية وشهادة حضور لمن هو بصدد أدائه(*)

- ظرفان (02) خالصا معلوم البريد يحملان عنوان إقامة المترشح والترقيم البريدي.

- نسخة من رخصة السياقة أوالشهادة المهنية للمتحصلين عليها(*)

- رقم الهاتف الشخصي

ترسل الملفات على العنوان التالي : السيد آمر مدرسة الرقباء بجيش البحر خليج الشعرة منزل عبد الرحمان 7029 بنزرت.

لا تقبل الملفات المنقوصة أو التي ترد خارج الفترة الفاصلة بين 04 ديسمبر 2015 و04 جانفي 2016 (مع إحتساب تاريخ ختم البريد).

عدم الإستدعاء لإجراء المناظرة يعتبر إجابة بالرفض على المطلب ولا يرجع إلى صاحبه.

ملاحظة: (*):الوثائق الأصلية مطلوبة لإستكمال الملف عند الإلتحاق بالمدرسة لمتابعة التكوين بالنسبة للمترشحين الذين سيتم قبولهم.

 

Ministère des finances : Concours de recrutement des ingénieurs informatique

Added 10/11/2015

Avis de concours

Le Centre Informatique du Ministère des Finances lance un avis de concours externe pour le recrutement d'ingénieurs en Informatique

[Avis]

[Fiche de candidature]

Campagnie Tunisienne de Forage : recrutement des gestionnaires et des techniciens supérieurs

Added 10/11/2015


الجمهوريّة التّونسيّة

*-*-*

وزارة الصناعة و الطاقة و المناجم

*-*-*

الشركة التونسية للتنقيب

 

إعــــــــــــلان

فتح مناظرة خارجية للانتداب

 

تعتزم الشركة التونسية للتنقيب تنظيم مناظرة خارجية بالملفات مشفوعة باختبار تقني نفسي مشفوع باختبار شفاهي لانتداب أعوان قارين حسب الاختصاصات التالية:

رمز المناظرة

الخطة

عدد الخطط

الشهادة المطلوبة و الاختصاص

مقر التعيين

الشروط الخصوصية

خطط إدارية

C1/2015

متصرف

01

الأستاذية أو الإجازة (نظام أمد) أو ما يعادلها في المحاسبة أو في علوم المحاسبة دون غيرهما

تونس

لا يمكن أن يتجاوز سن المترشح الأربعين (40) سنة على أقصى تقدير عندغرة جانفي 2015.

C2/2015

متصرف

01

الأستاذية أو الإجازة (نظام أمد) أو ما يعادلها في الدراسات التجارية العليا أو في التجارة دون غيرهما

تونس

C3/2015

ملحق إدارة

01

شهادة تقني سامي أو ما يعادلها في التصرف في المؤسسات دون غيرها

صفاقس

C4/2015

فني سامي

01

شهادة تقني سامي أو ما يعادلها في الالكتروميكانيك دون غيرها

صفاقس

C5/2015

فني سامي

01

شهادة مؤهل التقني السامي أو ما يعادلها في التنقيب (BTS) دون غيرها

صفاقس

C6/2015

لحّام

01

شهادة مؤهل التقني المهني أو ما يعادلها في اللحام و التركيب دون غيرها

صفاقس

لا يمكن أن يتجاوز سن المترشح 35 سنة على أقصى تقديرعند غرةجانفي 2015.

خطط بحضائر التنقيب

C7/2015

ممرض

02

الإجازة (نظام أمد) أو ما يعادلها في علوم التمريض دون غيرها

الحضائر

- لا يمكن أن يتجاوز سن المترشح 25 سنة عند غرة جانفي 2015

- القامة الدنيا: 1 متر و65 صم

- الوزن الأدنى: 65 كغ

C8/2015

كهربائي

01

شهادة تقني سامي أو ما يعادلها في الهندسة الكهربائية دون غيرها

الحضائر

C9/2015

مرشح ميكانيكي

01

شهادة تقني سامي أو ما يعادلها في الهندسة الميكانيكية دون غيرها

الحضائر

المجموع

10

 

 

 

 

تسجيل طلب ترشحكم 

طباعة مطلب ترشحكم 

و يتم تمكين المترشحين الذين تجاوزوا السن القانونية (40 سنة بالنسبة للمناظرات ِ C1/2015 وٍC2/2015وC3/2015 وC4/2015 وC5/2015 ) من الإنتفاع بالإستثناء المنصوص عليه بالأمر عدد 1031 لسنة 2006 وذلك شرط تقديم لشهادة ترسيم بمكتب التشغيل والعمل المستقل بصفة طالب شغل تنصّ على تاريخ أوّل تسجيل لم يمضي على تسليمها أكثر من 03 أشهر في تاريخ ختم الترشحات، أو ما يفيد القيام بخدمات مدنية فعلية طبقا للأمر المشار إليه أعلاه.

مراحل المناظرة:

تقام المناظرة الخارجية على مرحلتين:

المرحلة الأولى – انتقاء أولي على أساس إجراء اختبار تقني نفسي: تتمّ دعوة المترشحين الذين قدموا ملفات مطابقة للشروط المنصوص عليها أعلاه لإجراء إختبار تقني نفسي. و يمنح للإختبار عدد يتراوح بين 0 و 20. ثمّ تتولّى لجنة المناظرة ترتيب المترشحين تفاضليّا وفقا للأعداد المتحصّل عليها في هذا الإختبار.

المرحلة 2 – إجراء اختبار شفاهي: تتمّ دعوة المترشحين الأوائل المتحصلين على عدد أكثر من 10/20 في الاختبار التقني النفسي و في حدود ( 05) خمسة أضعاف عدد كلّ خطّة معروضة للتناظر لإجراء إختبار شفاهي. و يمنح للإختبار الشفاهي عدد يتراوح بين 0 و 20.

القبول النهائي:
تتولّى لجنة المناظرة ترتيب المترشحين تفاضليّا وفقا للأعداد المتحصّل عليها في الإختبارين التقني النفسي (50 % من العدد الجملي)
و الشفاهي (50 % من العدد الجملي) و في حالة التساوي بين المترشحين تعطى الأولويّة للأكبر سنّا.

لا يتم إنتداب أيّ مترشح متحصل على معدل جملي أقل من 10/20 .

تقديم مطالب الترشّح:

1) إستمارة ترشّح يتمّ تعميرها عن بعد من قبل المترشح، ويتمّ سحبها من موقع واب الشركة «www.cotuforage.com.tn » و إدراجها ضمن مطلب الترشح (يشترط وجوبا التنصيص على رقم الخطة 
مع ضرورة التذكير بأنّ كلّ مترشح لا يملك حقّ المشاركة إلاّ في خطّة واحدة لا غير

2) نسخة مجردة من بطاقة التعريف الوطنية،

3) سيرة ذاتية،

4) نسخة مجردة من الشهادة العلمية أو المستوى العلمي المطلوب مصحوبة بالنسبة إلى الشهائد الأجنبية بنسخة من شهادة المعادلة.

يعتبر لاغيا كل ملف:

1. لا يتضمن كل الوثائق المنصوص عليها.

2. تكون فيه معطيات « متناقضة » أو يتضح أنها مغلوطة.

3. لا ينصص صراحة على الخطة المطلوبة (رمز المناظرة).

4. لا يستجيب لشروط الترشح للاختصاص المطلوب.

5. يصل بعد غلق باب الترشحات باعتبار ختم البريد أو تاريخ الإيداع بمكتب الضبط المركزي للمؤسسة حسب التوقيت الأقصى المحدد لقبول الترشحات.

يتمّ إرسال مطالب الترشح عن طريق البريد بواسطة رسالة مضمونة الوصول على العنوان التالي : "الشركة التونسيّة للتنقيب 19 نهج الصناعات التقليديّة الشرقيّة 2 أريانة المطار 2035 " أو إيداعها مباشرة بمكتب الضبط المركزي بالمقر الإجتماعي للشركة (أريانة )
وذلك في أجل أقصاه يوم 
23 نوفمبر 2015 على الساعة الخامسة مساء، ويرفض وجوبا كل مطلب ترشح لا يتضمّن الوثائق المطلوبة أو يصل بعد تاريخ غلق الترشحات. ويعتمد ختم مكتب الضبط بالشركة عند الإيداع مباشرة أو ختم مكتب البريد في صورة الإرسال عبر البريد في تحديد تاريخ إيداع المطلب. كما نذكّر بأنّ المترشح مسؤول عن صحة المعطيات التي يدرجها باستمارة الترشح والتي يتم اعتمادها في تقييم ملفه.

Concours de l a fonction publique 2012 et offre emploi la presse

Added 8/7/2012

Pour consulter les nouveautés concernant les concours de la fonction publique en Tunisie

pour l'année 2012 et les offres d'emplois publiés par la presse du 7 Juillet 2012 visitez notre nouveau site :

www.tunise-recrutements.com

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